Explication des commandes Routage inter-VLAN

Explication des commandes
Deux VLANs sont deux réseaux IP distincts : ils ne peuvent communiquer sans un équipement de couche 3. Voici, commande par commande, les deux méthodes pour assurer ce routage inter-VLAN.
Méthode 1 — Router-on-a-Stick (ROAS)
Principe. Un seul lien physique relie le switch au routeur ; on le découpe en sous-interfaces, une par VLAN. Le port du switch côté routeur doit être en trunk.
interface <port>.<id> — créer une sous-interface
Rôle. Crée une sous-interface logique sur l’interface physique du routeur. On en crée une par VLAN à router ; elle se configure ensuite comme une interface normale (adresse IP, etc.).
encapsulation dot1q <id> — associer le VLAN
Rôle. Indique à la sous-interface quel VLAN elle prend en charge et active le marquage 802.1Q correspondant. Sans cette commande, la sous-interface ne sait pas à quel VLAN appartient le trafic.
ip address — définir la passerelle du VLAN
Rôle. Attribue à la sous-interface l’adresse IP qui servira de passerelle par défaut aux hôtes du VLAN. Exemple complet d’une sous-interface ROAS :
Router(config-subif)# description VLAN_SECRETAIRE
Router(config-subif)# encapsulation dot1q 10
Router(config-subif)# ip address 192.168.10.254 255.255.255.0
Méthode 2 — Switch Virtual Interface (SVI)
Principe. Le routage est assuré directement par un switch de niveau 3, via des interfaces virtuelles de VLAN (SVI). C’est la solution la plus courante en entreprise.
ip routing — activer le routage
Rôle. Active la fonction de routage IP sur le switch L3. Piège classique : sans cette commande, aucun routage inter-VLAN ne fonctionne, même avec les SVI correctement configurés.
interface vlan <id> — créer un SVI
Rôle. Crée une interface virtuelle pour le VLAN et lui attribue l’adresse IP qui sert de passerelle aux hôtes de ce VLAN. On en crée une par VLAN à router. Le port reliant les switchs doit être en trunk.
SW(config)# interface vlan 10
SW(config-if)# ip address 192.168.10.254 255.255.255.0
